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Un blocage accompagne dune douleur horrible dans la rotule gauche m oblige a transgresser les rêgles des Dieux Toutavelo, et je prends le bus jusqu a San Pedro de Atacama, a la frontiere Bolivienne, pour me reposer, Oliv me rejoint en velo quelques jours plus tard.
Denis, un ami astrophysicien francais travaillant a l observatoire astronomique internationale de l ALMA, nous permet de penetrer dans ce sanctuaire tres ferme et nous en fait meme une petite visite privee. Le ciel de l altiplano est le plus pur car peu ou peu de pollution lumineuse et d humidite dans l air.
A San pedro nous sommes acceuillis par un amis de Denis, Javier, qui vit dans une maison faite de terre, a l ecart de la ville, sans eau courante ni electricite, c est une veritable oasis de tranquilite.
Puis nous entamons la montee vrs l altiplano en velo, de 2400m nous passons a 4500m d altitude en une seule journee. Trop dur pour ma rotule encore fragile, je fais toute l ascension en poussant le velo.
De la haut, deux jours d acclimatation en attendant les copains, avant l ascension du volcan du Licancabour, notre premier 6000m. Notre petit groupe etant dote de trois parapentistes, l objectif est d atteindre le sommet au leve du soleil, pour beneficier des meilleurs conditions de vent de la journee. Nous commencons l ascension donc a 1 h du matin, heureusement la lune nous montre sa face en plein.
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De retour a Chanaral, nos cheres montures nous attendent impatientes de relever le defit desertique. Au confort de l asphalte, nous preferons l aventure dune petite route cotiere, fortement boudee par le traffic. On traverse ainsi le parc nationale de Pan de Azucar avec ses plages de sable blanc tout droit sorties d un Geo
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Arrive a Paposo, il faut faire la reserve de nouriture pour trois jours, c est le dernier point bouf avant le desert. Devant nous s eleve avec pretention la route qui nous fera gagner 2000 m d altitude. Premier camp de base installe 300 m au dessus du niveau de la mer aux pieds de Santa Theresa de los Andes. Cette ascention fut rude, les grosses chaleurs de la journee ecrase le petit cycliste assoife.
La route tiend sa raison d exister de la presence de mines de Cuivre, notamment celle de Monte Christo sera notre dernier point d eau avant 200 km de "Nada" (comme y disent). Et que de beaute dans ce rien . Des paysages immenses, un silence parfait (plutot destabilisant), des tornades (des vraies comme a la tele americaine mais sans les vaches dedans), et un bonhomme de neige...
et oui car il a plu quelques heures il y a 2 jours. Ca n etait pas arrive depuis 13 ans, la panique dans cette region ou les maisons sont en carton, en grande partie depourvue de toit, et les rue de tout syteme d evacuation.
Un grand MERCI a la cantine de la mine de Monte Christo qui s est montre particulierement genereuse avec nous en nous offrant un enorme repas de mineur (et pas une assiete de touriste), nous reprenons la cote en zigzagant, comme ivres de nourriture.
Pour l eau on joue la carte de la chance, et comptons sur la generosite des quelques voitures croisees pour se remplir regulierement les gourdes. Paris gagne.
A 2000 m d altitude, cest maintenant une superbe descente de 90 km qui s offre a nous, une journee de purs jeux quoi. Alors qu on etait en plein concour de cyclo-accrobatie, passent deux journalistes de la tele nationale chilienne . ils realisent justement un reportage sur les gens qui sont dans ce desert. Et hop . MAMAN JE PASSE A LA TELE (bientot sur vos ecrans d ordi...). D avance pardon a toutes les femmes, on est aussi forte que les mecs, c est pas ce que je voulais dire et ils m ont force a dire ca... (pardon). voir les liens donne sur mon Blog.
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On pose les velos a chanaral et on part en stop a Iquique pour une semaine de parapente et uniquement e parapente. Un peu comme des vacances quoi.
Iquique
, une petite ville balneaire borde par le desert, joli site de vol malgre une forte odeur de buziness. Allez on se casse.
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Arrive a Copiapo, nous recherchons dans la ville notre contact (un amis d un amis d une rencontre..) : Mario et Ximena nous acceuillent le coeur ouvert, comme un papa et une Maman, la chaleur d une famille ajoutee a celle de la douche nous regonflent a bloc avec Olivier, apres 5 jours dans le desert sans douche. Mario tiend en fait un magasin de velo et une casa de Bici (une sorte de point de repos pour cyclotouristes), l argent n a aucune place ici c est le plaisir de la rencontre que recherche cette famille, plutot casaniers ils voyagent a travers les recits de leurs invites. Les machines (velo compris) reparees, nous repartons pour Chanaral ou nous attend Gerald, un amis de Mario, a qui nous confions nos velo pour une semaine afin de rejoindre en stop Iquique ou se deroule un rassemblement de parapentistes. puis nous redescendrons sur chanaral pour recuperer les velos et la commencera le traverse du desert. on se renseigne a droite a gauche pour connaitre l etat des pistes du desert (hasfalte ou sable) et les distance a parcourir sans point d eau (la presence d un trafic routier peut etre ici un moyen de se reaprovisioner en eau aupres des camioneurs genereux) Bien plus que de simples vacances, c est une aventure. Ici pas de stress mais une energie debordante pour realiser milles envies, les moments de pause sont rares. Pour parcourir de telles distance en velo, il ne faut pas trainer, ajoutez a cela les jours de vol, les rencontres, on est loin de la farniente. En fait, quel plaisir de vivre au rythme du soleil, leve 7h couche 20h, le corp au meilleur de sa forme et les yeux grand ouverts.
Installation du camp et gonflage des voiles (exercice de parapente) a proximite de l observatoire de la Silla.
Paysage etranges de blocs granitiques gruyere errodes par le sable et le vent je pense
Maisons de Chanaral.
La petite chilienne et les velos
Oeuvre dramatico poetique : Chute du cycliste en plein desert.
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